Vu, lu, entendu... Palestine

« Importé d'Israël » ? Non ! Des Territoires palestiniens


31/10/2012




« Importé d'Israël » ? Non ! Des Territoires palestiniens
À notre insu, nous sommes tous complices de la colonisation des Territoires palestiniens par Israël. En achetant des fruits, légumes, cosmétiques et autres produits manufacturés censés être « importés d'Israël » alors qu'ils sont vendus par les colons installés en Cisjordanie ou à Gaza. Mardi 30 octobre, 22 Organisations Non Gouvernementales, dont le CCFD-Terre Solidaire, ont mis à leur tour le doigt sur ce scandale dans un rapport visant spécifiquement l'hypocrisie de l'Union européenne.

Préfacé par l'ancien Commissaire européen aux Relations extérieures, Hans van den Broek, et intitulé  « La paix au rabais : comment l'Union européenne renforce les colonies israéliennes illégales  », le rapport souligne que l'Union européenne « importe quinze fois plus de marchandises des colonies illégales israéliennes que des Palestiniens » (230 millions d'euros contre 15 millions)... tout en condamnant régulièrement cette même occupation « illégale », dit-elle, des Territoires. Vu que plus de 4 millions de Palestiniens vivent dans les Territoires et 500 000 colons, l'Union européenne importe ainsi 100 fois plus par colon que par Palestinien, ont calculé les auteurs du rapport.
 

Boycotter ou, au moins, étiqueter

À cause de toutes les entraves créées par le colonisateur (barrages routiers, contrôles multiples, difficultés d'accès à la terre, restrictions sur l'eau et les engrais etc.), les exportations palestiniennes n'ont jamais, en fait, cessé de chuter ces dernières années pendant que progressaient celles des colons qui peuvent facilement investir, se moderniser, conquérir des marchés internationaux.  

Les ONG demandent notamment aux gouvernements européens de veiller à l'étiquetage correct de tous les produits venant des colonies. Pour être tout à fait cohérents, ils pourraient tout simplement boycotter les colons. Certains pays le font : l'Afrique du Sud et le Danemark. Et aussi la grande chaîne de distribution britannique Co-operative Group : à quand les grandes surfaces françaises ? Cela rentre dans le cadre de campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) mais elle n'est guère suivie en Europe. 
 
 
 
 




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Le billet de la semaine

​Hollanderie

Ça, c'est une vraie hollanderie, dira-t-on un jour. Le terme, expliquera Wikipedia, s'apparente à autodestruction. C'est détruire l'instrument de son pouvoir. Il fait référence au politicien François Hollande, Président de la République (2012-2017), resté dans l'Histoire pour avoir détruit le Parti Socialiste durant son mandat. Onze ans chef du PS (1997-2008) – un record – il incarne aussi l'opération collective de laminage qui a précédé : en économie, la justice sociale sacrifiée à la gestion du libéralisme ; en politique, la bataille démocratique des idées verrouillée au profit de la course aux places. En 2012, sitôt élu Président, il a trahi logiquement ses promesses sociales et appelé près de lui un jeune conseiller libéral, Emmanuel Macron. Lequel, intelligent et ambitieux, l'a lui-même trahi et conquis les bébés PS, jeunes ou déjà vieux, prompts à sentir le vent tourner. Les purs socialistes ont alors entrepris de construire un programme social et écologiste mais il a fallu attendre dix ans, lira-t-on sur Wikipedia, pour que la gauche revienne au pouvoir en battant aux élections de 2027 la droite dure FN-LR et le parti centriste LRM épuisé d'illusions perdues. 

Michel Rouger

21/06/2017

Nono



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