Le blog Liberté Egalité Fraternité

Denis : « La fraternité, c’est avant tout l’absence de pouvoir sur les autres »


16/03/2017







L'ENGAGEMENT D'UN ÉLU

L'origine de ce blog remonte à janvier 2016. Jean-René Marsac, député de la 4e circonscription d'Ille-et-Vilaine (Redon) réunit un groupe de travail. L'élu, qui siège depuis 2007 à l'Assemblée, s'arrêtera à la fin de son deuxième mandat en 2017. Il explique ci-dessous le sens de la démarche entamée à cette réunion.


 « Les valeurs de notre République et de notre démocratie sont violemment attaquéesVers de nouvelles formes d'engagement et de dialogue avec nos concitoyens

La situation politique, le terrorisme, la montée de l’abstention et du vote Front National doivent nous amener à réfléchir et à modifier profondément l’activité politique, au-delà des émotions et des commentaires de lendemain d'élection. Outre des reproches réitérés à l’égard des comportements des partis et des promesses électorales non tenues, je perçois à quel point la dérive des campagnes politiques de plus en plus réduites à des opérations de marketing électoral, nous conduit à une cassure de plus en plus grave entre les appareils et les citoyens.
 
Cette réflexion partagée par un petit groupe de travail depuis janvier, m’a conduit à expérimenter dans ma circonscription une autre manière de rencontrer et de parler avec nos concitoyens. Il s’agit particulièrement d’écouter et de renforcer les liens avec ceux qui s'excluent eux-mêmes des lieux de parole et qui ont le fort sentiment de n’être pas entendus. C’est la même intuition que celle de Pierre Rosanvallon qui vise à créer le « Parlement des invisibles » à travers des recueils de paroles, mis en lumière dans des publications et sur internet. Nous venons de lancer une première série d’interviews.
 
La méthode d'interview repose sur des expériences locales, conduites il y a déjà 10 ans ou actuellement en cours : expériences de recueil de mémoire, d’histoires personnelles et d’expression individuelle ou collective. Elle mobilise des journalistes, un groupe de professionnels des histoires de vie, Radio Laser de Guichen, Histoires Ordinaires, des associations et des bénévoles intéressés par cette expérience. Regardons comment développer cette action collective pour aller à la rencontre de ces « invisibles » qui pèsent pourtant à leur manière et à raison sur notre vie démocratique.
 
Pour conduire ces interviews et pour nourrir une journée de réflexion et de partage convivial, le groupe de travail a choisi de partir de notre devise républicaine «  Liberté, Egalité, Fraternité ». Cette devise est un  bien commun ; elle s’inscrit dans une longue Histoire française et elle devrait nous unir, au-delà de multiples différences d’opinion.  Mais est-elle perçue comme une réalité par tous nos concitoyens, au plan personnel et au plan collectif ? Et si elle apparaît comme une phrase d’espoir plus que de réalité, comment est-elle ou pas encore le moteur de l’action individuelle et collective des Français ? Nous avons demandé à chaque interviewé de dire sa relation avec les trois mots de la devise, à travers son histoire  personnelle et à travers ses expériences de la vie en société.
 
Pourtant, dans une société qui doute et dans une période difficile, des citoyens continuent à s'engager et à porter des initiatives qui font vivre les valeurs de notre devise. Comment les mettre plus en valeur et mieux former les jeunes générations à l'esprit d'initiative collective ?
 
Chacun comprend bien que les valeurs de notre République et de notre démocratie sont violemment attaquées sur le plan mondial et très fragilisées dans nos fonctionnements nationaux ; cela exige de chacun d'entre nous, quels que soient ses choix électoraux, de nouvelles formes d'engagement et de dialogue avec nos concitoyens. »





Le billet de la semaine

​Le Front en marche

Les brodequins résonnent sur le pavé, des nervis encadrent le défilé : Marine Le Pen est en marche vers l'Élysée. Partie de loin, la colonne frontiste a grossi à chaque carrefour de la démocratie  Au 1er tour de la Présidentielle de 2002, le vieux Le Pen avait obtenu 4,8 millions de voix ; dimanche, l'héritière en a capté 7,6 millions. Le pays s'y est accoutumé. En 2002, les Français s'étaient opposés en masse, aujourd'hui ils regardent passer le défilé, écoutent les poitrines frontistes chanter. En tête, les futurs ministres FN de la Justice, de l'Education et de la Culture crient aussi Les étrangers dehors - Non à l'Europe – Oui à la peine de mort… Devant, la cheffe sourit, le menton triomphant. Sur le trottoir, Mélenchon se tait. Si l'abstention s'étend, si Macron et les autres lui laissent la clientèle des Français qui se sentent abandonnés, elle sera Présidente. Peut-être pas le 7 mai mais dans cinq ans. Ou dix ans. Au pire.

Michel Rouger

27/04/2017

Nono




Webdoc "Les 11 de Saint Péran"







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