Vu, Lu, Entendu...

Affaire Triskalia : victoire pour deux des salariés


26/09/2016



De g.à d. Stéphane Rouxel, Laurent Guillou et Pascal Brigant
De g.à d. Stéphane Rouxel, Laurent Guillou et Pascal Brigant
Victoire dans la longue lutte que mènent avec le soutien du syndicat Solidaires des salariés de l'entreprise agroalimentaire Triskalia intoxiqués par des pesticides : voir notre article La lutte à vie des ouvriers empoisonnés de Triskalia. Le 22 septembre 2016, après avoir condamné Triskalia iI y a deux ans pour faute inexcusable, le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) de Saint Brieuc a ordonné que la Mutualité Sociale Agricole (MSA) verse 111 190 euros d'indemnités à Laurent Guillou et 101 750 euros à Stéphane Rouxel. A charge pour la MSA de se retourner ensuite vers l'employeur.

C'est loin des sommes (360 000 € chacun) réclamés par les deux ouvriers victimes d'une maladie très invalidante, « l’hypersensibilité aux produits chimiques multiples » (M.C.S en anglais), et qui se sont retrouvés licenciés. Mais c'est une première dans le domaine et une victoire encourageante dans la lutte qui se poursuit pour les deux salariés et leurs collègues Claude
Leguyader et Pascal Brigant.

Voir aussi :

- Le reportage paru dans Le Monde du 23 septembre Deux salariés dans l'enfer des pesticides

- Le site du Collectif de soutien aux victimes de pesticides de l'Ouest

- Le site de l'Union syndicale Solidaires Bretagne




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Le billet de la semaine

​Le mal des soignants

Un mal ronge le milieu de la santé : la violence sur les jeunes en formation. Un nouveau diagnostic révèle même un aggravation chez les futurs infirmier.e.s. Ils se déclarent stressés (78%), épuisés psychologiquement (62%), usagers parfois de psychotropes (27%) et pas seulement à cause du poids des études ou de la précarité qui les oblige à bosser : ils se disent aussi victimes de discriminations (36,5%), de harcèlement (33,4%)... Le milieu n'a jamais été d'une grande douceur mais l'austérité injectée à haute dose depuis des années a mis les soignants eux-mêmes sous tension. Le mal frappe à tous les étages mais le principal c'est que les comptes de la Sécurité Sociale, eux, se portent mieux. 

Michel Rouger

21/09/2017

Nono



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