Vu, lu, entendu... Europe

A la découverte de Grozny (webdoc)


24/02/2014




Grozny, « ville la plus détruite sur Terre », déclarait l’ONU en 2003. Dans le webdocumentaire Grozny9cities, les trois photographes russes, Olga Kravets, Maria Morina et Oksana Yushko explorent neuf aspects de la capitale de la Tchétchénie. Le projet a débuté en 2009. Poussées par le désir de comprendre ce pays, au-delà de la propagande de leur Etat, les photographes sont allées voir.
 
Photos, narration sonore, témoignages, elles rendent compte des mœurs tchétchènes, de leur Histoire, des rapports entre hommes et femmes. Elles racontent la "Cité des gens ordinaires", la "Cité qui a cessé d’exister", la "Cité religieuse", etc.
 
Entre modernité et poids des traditions, les photographes dressent le portrait d’une société zébrée de cicatrices. D’une ville criblée de balles. Celles des guerres de Poutine, qui ont officiellement pris fin en 2009. Vraiment ?
 
Sur les clichés, la guerre ne semble jamais bien loin : « Cela fait près de 20 ans que la paix a déserté cet endroit. […] Un ami tchétchène nous dit : "ça a été une longue guerre. Mais le plus important, c’est qu’elle a encore lieu. La guerre était un temps de liberté et de solidarité. Il y a avait un nous, un eux. Et maintenant, quand des Tchétchènes assassinent des Tchétchènes, il n’y a plus de distinction." »





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Le billet de la semaine

​Régime

Tous au régime, répètent les journaux. Pas pour nous aider à amincir des corps trop débordants l'été venu. Là, c'est trop tard. Non, le régime, c'est la métaphore préférée des médias pour rendre légers les choix brutaux des gouvernants. Au "régime", ou à la « "diète", les collectivités locales, l'État, la Sécu. Ou bien, pour changer : L'État "réduit son train de vie", "se serre la ceinture". Etc. Trop gras, trop gros, que fondent tous ces milliards en trop ! Bien sûr, les médias pourraient titrer sur les victimes de ces régimes à répétition, les mal soignés, les mal logés. Sur les firmes privées qui font du gras sur des services jusqu'ici gratuits. Ou encore sur les immenses besoins non satisfaits. Eloignés du réel, ils soutiennent au contraire par de doux euphémismes les idéologues de l'impôt allégé et de la diète publique.

Michel Rouger

20/07/2017

Nono



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