Vu, Lu, Entendu...

​Un reporter en Somalie : "Je suis déjà mort, je n’ai qu’à continuer"


10/06/2016



Mohamed Abdiwahab est reporter photographe à Mogadiscio, en Somalie. Dans « Les coulisses de l’info », le site où les reporters de l’Agence France Presse racontent de l’intérieur leur métier, il décrit l’un de ses reportages, le 1er juin dernier.

 « Cela fait des années, commence-t-il, que je couvre des attentats et des combats à Mogadiscio, mais cette fois-ci, c’est complètement différent. Vous pensez peut-être qu’après tout ce temps passé à photographier la mort et la destruction, les attaques ont cessé de m’affecter? C’est faux. Quand je découvre ce qui s’est passé ce mercredi 1er juin, je n’en crois pas mes yeux... »





Nouveau commentaire :



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono