Vu, Lu, Entendu...

​Solidarité internationale : la fin de l'indispensable revue Altermondes


25/05/2016



La rédaction d'Altermondes
La rédaction d'Altermondes
Triste nouvelle encore pour le droit à l’information. La revue Altermondes qui, depuis onze ans, offrait des nouvelles, des analyses, des reportages originaux, engagés et de qualité sur les pays en développement et les relations Nord-Sud, doit mettre aujourd’hui la clé sous la porte. Le dépôt de bilan intervenu le 9 mai devrait déboucher sur la liquidation prochaine de la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) créée il y a un peu plus de deux ans, en mars 2014. 

Cette SCIC, la première dans la presse, était l’un des leviers imaginés par l’équipe d’Altermondes regroupée autour de David Eloy, son rédacteur en chef, pour relancer le média, la revue et le site. Avait notamment suivi fin 2015 une opération de financement participatif. Malheureusement, les objectifs n’ont pas pu être atteints. La vente en kiosques a bien démarré avec  3 000 exemplaires vendus les premiers mois mais elle a peu à peu chuté de moitié et a dû être suspendue au début 2016. Parallèlement, les abonnements payants, bien qu’ayant doublé en deux ans pour atteindre 2 800, sont restés insuffisants. 

Altermondes a sans doute manqué de temps et de relais de communication. L’intérêt pour les relations Nord-Sud et les pays pauvres est peut-être aussi en cause à une époque de repli des populations des pays industrialisés sur leurs propres problèmes. Reste bien sûr l’espoir pour Altermondes qu’un repreneur se manifeste…





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Le billet de la semaine

​Le mal des soignants

Un mal ronge le milieu de la santé : la violence sur les jeunes en formation. Un nouveau diagnostic révèle même un aggravation chez les futurs infirmier.e.s. Ils se déclarent stressés (78%), épuisés psychologiquement (62%), usagers parfois de psychotropes (27%) et pas seulement à cause du poids des études ou de la précarité qui les oblige à bosser : ils se disent aussi victimes de discriminations (36,5%), de harcèlement (33,4%)... Le milieu n'a jamais été d'une grande douceur mais l'austérité injectée à haute dose depuis des années a mis les soignants eux-mêmes sous tension. Le mal frappe à tous les étages mais le principal c'est que les comptes de la Sécurité Sociale, eux, se portent mieux. 

Michel Rouger

21/09/2017

Nono



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