Le billet

​Pénible


13/07/2017




Le patron d'En Marche SA et ses méritants associés se donnent bien de la peine. La nuit, le jour, sous 30°, ils dégauchissent. Ils viennent ainsi de passer sous le rabot le « compte pénibilité » des OS des Temps Modernes. Le mot pénibilité, pas beau, a sauté net. Les ouvriers qui portent 15 kg ou en poussent 250 un tiers du temps, qui restent les bras en l'air la moitié de la journée, qui encaissent des vibrations mécaniques ou qui avalent des saloperies chimiques, se voient limer les contreparties à leur exploitation. Malades ils devront être pour en bénéficier. Ils seront soignés à l'hôpital dans la limite des budgets également rabotés pour réduire l'impôt sur les grosses fortunes. Puis ils mourront. Avant tout le monde. C'est normal. C'est la vie. Il fallait bien alléger la charge qui pèse sur le dos des employeurs. Les paperasses, c'est dur, les taxes, ça fait mal. Le MEDEF d'ailleurs est content. De mauvais esprits refusent pourtant d'applaudir. Franchement, c'est pénible.

Michel Rouger

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​Le mal des soignants

Un mal ronge le milieu de la santé : la violence sur les jeunes en formation. Un nouveau diagnostic révèle même un aggravation chez les futurs infirmier.e.s. Ils se déclarent stressés (78%), épuisés psychologiquement (62%), usagers parfois de psychotropes (27%) et pas seulement à cause du poids des études ou de la précarité qui les oblige à bosser : ils se disent aussi victimes de discriminations (36,5%), de harcèlement (33,4%)... Le milieu n'a jamais été d'une grande douceur mais l'austérité injectée à haute dose depuis des années a mis les soignants eux-mêmes sous tension. Le mal frappe à tous les étages mais le principal c'est que les comptes de la Sécurité Sociale, eux, se portent mieux. 

Michel Rouger

21/09/2017

Nono




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