Le billet

​Pénible


13/07/2017




Le patron d'En Marche SA et ses méritants associés se donnent bien de la peine. La nuit, le jour, sous 30°, ils dégauchissent. Ils viennent ainsi de passer sous le rabot le « compte pénibilité » des OS des Temps Modernes. Le mot pénibilité, pas beau, a sauté net. Les ouvriers qui portent 15 kg ou en poussent 250 un tiers du temps, qui restent les bras en l'air la moitié de la journée, qui encaissent des vibrations mécaniques ou qui avalent des saloperies chimiques, se voient limer les contreparties à leur exploitation. Malades ils devront être pour en bénéficier. Ils seront soignés à l'hôpital dans la limite des budgets également rabotés pour réduire l'impôt sur les grosses fortunes. Puis ils mourront. Avant tout le monde. C'est normal. C'est la vie. Il fallait bien alléger la charge qui pèse sur le dos des employeurs. Les paperasses, c'est dur, les taxes, ça fait mal. Le MEDEF d'ailleurs est content. De mauvais esprits refusent pourtant d'applaudir. Franchement, c'est pénible.

Michel Rouger




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Tous au régime, répètent les journaux. Pas pour nous aider à amincir des corps trop débordants l'été venu. Là, c'est trop tard. Non, le régime, c'est la métaphore préférée des médias pour rendre légers les choix brutaux des gouvernants. Au "régime", ou à la « "diète", les collectivités locales, l'État, la Sécu. Ou bien, pour changer : L'État "réduit son train de vie", "se serre la ceinture". Etc. Trop gras, trop gros, que fondent tous ces milliards en trop ! Bien sûr, les médias pourraient titrer sur les victimes de ces régimes à répétition, les mal soignés, les mal logés. Sur les firmes privées qui font du gras sur des services jusqu'ici gratuits. Ou encore sur les immenses besoins non satisfaits. Eloignés du réel, ils soutiennent au contraire par de doux euphémismes les idéologues de l'impôt allégé et de la diète publique.

Michel Rouger

20/07/2017

Nono




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