Le billet

​Cette peur si belle


16/03/2017




Incroyable, déroutant, quasiment pas normal  : seulement 13 % des Néerlandais ont voté mardi pour le parti d'extrême-droite de Geert Wilders. Depuis des mois pourtant, sa victoire était prévue, annoncée, actée par les radios, les journaux, la télé. Que s'est-il donc passé ? Rien. Si la montée du populisme en Europe est indéniable, si Trump est président et le Brexit en marche, la presse aime bien aussi se raconter et nous raconter des histoires, caresser cette peur exquise de l'extrême-droite, lourde de menaces pour demain mais si profitable aujourd'hui. En réalité, la grande majorité des Néerlandais a sanctionné l'austérité de la droite et des socio-démocrates sans se tromper de combat, sans se polariser sur l'Islam et les immigrés comme le veut un Wilders dont la tignasse est omniprésente dans la presse. Les grands gagnants de mardi sont en fait les Verts de GroenLinks : vous connaissez le visage de Jesse Klaver, leur leader ? 

Michel Rouger

​Cette peur si belle

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1.Posté par Francois le 17/03/2017 10:48
Oui un bon exemple dont les médias peuvent tronquer les réalités ( n'en déplaise à certains!)
J'aurais une proposition à faire .
Annuler le système des primaires et du vote direct des électeurs
Partager des quotas de voix à la presse écrite, aux TV et radio ( proportionnellement à leur écoute )
Un quota pour les grands organismes de sondage
Leur demander d'organiser dans chacune de leurs institutions des élections sur le mode ( x pouvoirs pour Pujadas, x pour langlet )
etc
Tout deviendrait clair et on perdrait moins de temps en bla bla inutiles pour un suffrage tronqué
On pourrait même dégager du temps pour parler des vrais problèmes de la planète, l'ecologie, les famines en Afrique et imaginer des solutions . ( bien sûr si ces médias le veulent bien! )

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​Hollanderie

Ça, c'est une vraie hollanderie, dira-t-on un jour. Le terme, expliquera Wikipedia, s'apparente à autodestruction. C'est détruire l'instrument de son pouvoir. Il fait référence au politicien François Hollande, Président de la République (2012-2017), resté dans l'Histoire pour avoir détruit le Parti Socialiste durant son mandat. Onze ans chef du PS (1997-2008) – un record – il incarne aussi l'opération collective de laminage qui a précédé : en économie, la justice sociale sacrifiée à la gestion du libéralisme ; en politique, la bataille démocratique des idées verrouillée au profit de la course aux places. En 2012, sitôt élu Président, il a trahi logiquement ses promesses sociales et appelé près de lui un jeune conseiller libéral, Emmanuel Macron. Lequel, intelligent et ambitieux, l'a lui-même trahi et conquis les bébés PS, jeunes ou déjà vieux, prompts à sentir le vent tourner. Les purs socialistes ont alors entrepris de construire un programme social et écologiste mais il a fallu attendre dix ans, lira-t-on sur Wikipedia, pour que la gauche revienne au pouvoir en battant aux élections de 2027 la droite dure FN-LR et le parti centriste LRM épuisé d'illusions perdues. 

Michel Rouger

21/06/2017

Nono




Webdoc "Les 11 de Saint Péran"







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